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	<title>&#210; Fial Dels Carcin&#242;ls Vertuoses</title>
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		<title>&#210; Fial Dels Carcin&#242;ls Vertuoses</title>
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		<title>FETE DE SAINT-ROCH</title>
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		<dc:date>2018-08-14T10:24:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Claude Gennero</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le lendemain du 15 ao&#251;t a lieu la f&#234;te de Saint-Roch (1), un saint tr&#232;s populaire en Quercy (2). Le pr&#234;tre dit la messe du jour aux intentions de ses paroissiens et, l'office termin&#233;, v&#234;tu du blanc surplis et de l'&#233;tole, arm&#233; du goupillon, il s'en va dans le bourg et les villages b&#233;nir les bestiaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les b&#339;ufs de la grange, li&#233;s pour le labour ou le charroi, sont conduits pour cette b&#233;n&#233;diction ; &#233;videmment, ils regardent sans &#233;tonnement, de leurs yeux ronds, le pr&#234;tre qui les asperge. &lt;br class='autobr' /&gt;
La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://amis-quercynois.fr/les-quercynois-leur-culture/coutumes-usages-locaux/" rel="directory"&gt;Coutumes &amp; Usages Locaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://amis-quercynois.fr/local/cache-vignettes/L150xH93/arton832-b236b.jpg?1737663038' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lendemain du 15 ao&#251;t a lieu la f&#234;te de Saint-Roch &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;, un saint tr&#232;s populaire en Quercy &lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt;. Le pr&#234;tre dit la messe du jour aux intentions de ses paroissiens et, l'office termin&#233;, v&#234;tu du blanc surplis et de l'&#233;tole, arm&#233; du goupillon, il s'en va dans le bourg et les villages b&#233;nir les bestiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#339;ufs de la grange, li&#233;s pour le labour ou le charroi, sont conduits pour cette b&#233;n&#233;diction ; &#233;videmment, ils regardent sans &#233;tonnement, de leurs yeux ronds, le pr&#234;tre qui les asperge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La b&#233;n&#233;diction de ce jour doit les mettre &#224; l'abri de la contagion. M&#234;me les plus incr&#233;dules et les moins pratiquants conduisent au pr&#234;tre, sur la place de l'&#233;glise ou celle du village, b&#339;ufs, vaches, chevaux, moutons, etc. Ils feront b&#233;nir une botte de foin et un morceau de pain, que l'on m&#234;lera &#224; la nourriture des animaux quand ils seront malades &lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Larroque-des-Arcs, il y a une chapelle de Saint-Roch, b&#226;tie sur un rocher et dominant le bourg. Elle sert encore au culte. Le 16 ao&#251;t, une messe y est dite avant la b&#233;n&#233;diction des bestiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Esp&#232;re, on avait autrefois un culte tout particulier pour ce saint. Comme Saint-Roch &#233;tait r&#233;put&#233; pour pr&#233;server de la peste, on lui demandait dans cette localit&#233; la salubrit&#233; de l'air ; on le conjurait de d&#233;tourner des habitants le fl&#233;au de toute &#233;pid&#233;mie. Une chapelle lui &#233;tait m&#234;me d&#233;di&#233;e ; il en subsiste des ruines.&lt;br class='autobr' /&gt;
A Castelfranc, sur le bord du Lot, un peu en aval du bourg, il y a &#233;galement une petite chapelle d&#233;di&#233;e au m&#234;me saint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 ao&#251;t, &#224; Saint-C&#233;r&#233;, les gens conduisaient, il y a quelques ann&#233;es, sur la place du Gravier, les b&#339;ufs, chevaux, moutons et m&#234;me les chiens que le cur&#233; de Sainte-Sp&#233;rie venait b&#233;nir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la messe de Saint-Roch, les femmes apportent au pr&#234;tre, pour une b&#233;n&#233;diction, du pain, du sel et du grain destin&#233;s aux animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Lacave, on b&#233;nissait autrefois les animaux devant l'&#233;glise et dans les villages o&#249; se rendait le cur&#233;. L'usage, depuis longtemps disparu, fut remplac&#233; par la b&#233;n&#233;diction de menues quantit&#233;s de denr&#233;es destin&#233;es &#224; la nourriture des animaux (foin, sel, ma&#239;s principalement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les localit&#233;s avoisinant Lauzerte, Moissac, des familles ne font pas travailler les animaux (b&#339;ufs, chevaux) le jour de Saint-Roch. A la messe du matin, elles font b&#233;nir des tiges de ma&#239;s qui sont cens&#233;es repr&#233;senter la r&#233;colte elle-m&#234;me destin&#233;e aux animaux de la ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Sainte-Sabine, canton de Saint-Antonin, dans le Rouergue quercynois, le dimanche avant le 15 ao&#251;t, au commencement de la grand-messe, un marguilier met aux ench&#232;res un cierge destin&#233; &#224; &#234;tre offert le 16, jour de la f&#234;te du saint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A voix basse, les fid&#232;les font la mise &#224; prix, en cette forme : &#171; A un ciqui&#232;m&#233; lou ciri de s&#233;n Roc ; &#224; un cinqui&#232;me (de bl&#233;) le cierge de Saint-Roch &#187;. Ceux qui veulent acqu&#233;rir ce cierge pour en faire l'offrande surench&#233;rissent et le dernier offrant paye parfois jusqu'&#224; quatre et six sacs de bl&#233;. Le jour de la f&#234;te, &#224; l'offertoire de la messe solennelle, il s'avance au pied de l'autel ayant &#224; la main le cierge allum&#233; et le remet au c&#233;l&#233;brant. Il est le premier &#224; baiser les reliques du saint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signalons en terminant une expression bien connue &#224; propos de deux personnes qui ne se quittent pas : c'est Saint-Roch et son chien. On sait que ce saint, &#233;tant retir&#233; dans le d&#233;sert, le chien d'un nomm&#233; Gothard lui apportait chaque jour un morceau de pain pris sur la table de son ma&#238;tre. Ce chien est devenu c&#233;l&#232;bre comme compagnon de Saint-Roch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note 1&lt;/strong&gt; - &lt;i&gt;Dans la premi&#232;re moiti&#233; du XIVe si&#232;cle, &#224; une &#233;poque de peste pour l'Italie, un chemineau qui s'appelait Roch &#233;loigna le fl&#233;au des malades en tra&#231;ant sur eux le signe de la croix. Voir, sur ce saint, le beau livre de M. Georges Goyau, Figures franciscaines, vingt et une planches hors-texte, Henri Laurens, &#233;diteur, 5, nie Tournon, Paris (p. 72).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note 2&lt;/strong&gt; - &lt;i&gt;Saint Roch est le patron des &#233;glises de l'H&#244;pital Saint-Jean, du Roc, de Th&#233;dirac, de nombreuses chapelles et confr&#233;ries, dont la liste serait trop longue. Il y a des reliques de saint Roch &#224; Bagnac.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note 3&lt;/strong&gt; &#8211; &lt;i&gt;Voir &#224; titre de comparaison, une curieuse communication de M. l'abb&#233; Urboni dans les m&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; des sciences naturelles et arch&#233;ologiques de la Creuse, tome XXII, page VIII (proc&#232;s-verbaux), sur une b&#233;n&#233;diction d'herbes pour la Saint-Roch et son lien avec la b&#233;n&#233;diction pr&#233;vue au Rituel pour l'Assomption.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LES FEUX TRADITIONNELS DE LA SAINT JEAN EN QUERCY</title>
		<link>https://amis-quercynois.fr/les-quercynois-leur-culture/coutumes-usages-locaux/article/les-feux-traditionnels-de-la-saint-jean-en-quercy</link>
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		<dc:date>2018-06-20T18:27:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vertut</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 23 juin, veille de la f&#234;te de la Nativit&#233; de saint Jean-Baptiste, ont lieu des feux qui sont rest&#233;s tr&#232;s populaires, en Quercy et tout particuli&#232;rement a Laroque des Arcs. Ce samedi 23 juin comme &#224; l'accoutum&#233;e depuis de tr&#232;s nombreuses ann&#233;es, ce feu illuminera le port de Laroque, apr&#232;s une animation avec les enfants de l'&#233;cole, un repas musical avec le Duo Tache de Lune et quelques po&#233;sies de Gabriel Ferret et Jean Moulinier par Colette Pag&#232;s ;Suivront la descente aux flambeaux depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://amis-quercynois.fr/les-quercynois-leur-culture/coutumes-usages-locaux/" rel="directory"&gt;Coutumes &amp; Usages Locaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://amis-quercynois.fr/local/cache-vignettes/L150xH71/arton837-f1f7c.jpg?1737663038' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 23 juin, veille de la f&#234;te de la Nativit&#233; de saint Jean-Baptiste, ont lieu des feux qui sont rest&#233;s tr&#232;s populaires, en Quercy et tout particuli&#232;rement a Laroque des Arcs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce samedi 23 juin comme &#224; l'accoutum&#233;e depuis de tr&#232;s nombreuses ann&#233;es, ce feu illuminera le port de Laroque, apr&#232;s une animation avec les enfants de l'&#233;cole, un repas musical avec le Duo Tache de Lune et quelques po&#233;sies de Gabriel Ferret et Jean Moulinier par Colette Pag&#232;s ;Suivront la descente aux flambeaux depuis la chapelle Saint-Roch avant le feu qui sera allum&#233; sur un radeau. Tout est pr&#233;vu puisque un chapiteau est mis en place au cas ou ce proverbe patois du temps jadis se v&#233;rifierait :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; Toutsours Sent Jean a lavat las carieras a Sent Peyr&#233; (29 de junh) et Sent Peyr&#233; a Sent Martial (30 de Junh) &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos demora pus qu'a pregar Sent Roch&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 juin, veille de la f&#234;te de la Nativit&#233; de saint Jean-Baptiste, ont lieu des feux qui sont rest&#233;s tr&#232;s populaires, en Quercy et tout particuli&#232;rement a Laroque des Arcs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce samedi 23 juin comme &#224; l'accoutum&#233;e depuis de tr&#232;s nombreuses ann&#233;es, ce feu illuminera le port de Laroque, apr&#232;s une animation avec les enfants de l'&#233;cole, un repas musical avec le Duo Tache de Lune et quelques po&#233;sies de Gabriel Ferret et Jean Moulinier par Colette Pag&#232;s ;Suivront la descente aux flambeaux depuis la chapelle Saint-Roch avant le feu qui sera allum&#233; sur un radeau. Tout est pr&#233;vu puisque un chapiteau est mis en place au cas ou ce proverbe patois du temps jadis se v&#233;rifierait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Toutsours Sent Jean a lavat las carieras a Sent Peyr&#233; (29 de junh) et Sent Peyr&#233; a Sent Martial (30 de Junh) &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos demora pus qu'a pregar Sent Roch&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HISTORIQUERetour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
1&#176; Feux du 23 juin. &#8212; Le 23 juin, veille de la f&#234;te de la Nativit&#233; de saint Jean-Baptiste, ont lieu des feux qui sont rest&#233;s tr&#232;s populaires (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage en est tr&#232;s r&#233;pandu et, dans notre province en particulier, il ne serait pas ais&#233; de mentionner une ville, un hameau o&#249; l'on se dispense d'&#233;lever un b&#251;cher.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces feux seraient, croit-on, d'une tr&#232;s ancienne origine. Feux et danses de ce jour remonteraient &#224; la plus haute antiquit&#233;. Ils seraient un reste du culte du feu et du soleil. Ces feux de joie auraient leur origine dans la f&#234;te c&#233;l&#233;br&#233;e sous le paganisme en l'honneur du soleil au moment du solstice d'&#233;t&#233;, dont l'&#233;poque co&#239;ncide avec la f&#234;te chr&#233;tienne de la Nativit&#233; de saint Jean-Baptiste qui se c&#233;l&#232;bre le 24 juin.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
D'apr&#232;s certains auteurs, dont M. l'abb&#233; Calhiat, de Montauban, la Saint-Jean serait simplement la traduction pittoresque de ce mot de l'Evangile : &#171; Multi in Nativate ejus gaudebunt &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les villages de la r&#233;gion de Cahors, apr&#232;s le coucher du soleil, on met le feu &#224; une v&#233;ritable pyramide de fagots et de sarments qu'on a eu soin de former dans la journ&#233;e. D'un point &#233;lev&#233;, on pourrait voir ce soir-l&#224; la plus po&#233;tique illumination.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Du mont Saint-Cyr, &#224; Cahors, par exemple, d'o&#249; l'on d&#233;couvre de nombreux clochers, on peut apercevoir, le 23 juin au soir, de multiples flammes au moment o&#249; s'allument les feux dans les localit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur la place de l'&#233;glise que s'organisent d'ordinaire ces feux. Quand il n'y a point d'&#233;glise dans la localit&#233;, le b&#251;cher est dress&#233; sur les hauteurs voisines, dans les villages, parfois m&#234;me devant chaque maison isol&#233;e d'un endroit &#233;lev&#233;.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les villes quercynoises ou les bourgs importants, des b&#251;chers sont pr&#233;par&#233;s &#224; tous les carrefours ; &#224; Cahors, les enfants de Saint-Urcisse et ceux du faubourg Saint-Georges semblent rechercher les bords du Lot pour y organiser leurs feux.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Le b&#251;cher de la Saint-Jean, qui se constitue longtemps &#224; l'avance au moyen de qu&#234;tes de fagots faites de porte en porte par les enfants du lieu, se compose g&#233;n&#233;ralement de nombreuses branches d'arbre, de grosses b&#251;ches, et forme une imposante pile de bois. Chacun a donn&#233; g&#233;n&#233;reusement &#224; la qu&#234;te du bois destin&#233; au feu de ce jour : l'un un fagot, l'autre une b&#251;che ou des copeaux. Tous ont voulu le feu aussi brillant que possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a eu soin de disposer des b&#251;ches et des fagots autour d'une perche que surmonte un bouquet de fleurs, surtout de lys et de roses, ou que couronne de pr&#233;f&#233;rence une croix, dans certains villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Laroque-des-Arcs en particulier, jeunes et vieux sont tous r&#233;unis, autour du feu, pour jouir du spectacle et comme pour assister &#224; un usage v&#233;n&#233;rable. La flamme du b&#251;cher s'&#233;l&#232;ve en p&#233;tillant et atteint tr&#232;s haut, en raison du grand nombre de fagots qui br&#251;lent. Autour du grand feu, les enfants tirent des p&#233;tards et des fus&#233;es et gambadent ; &#224; la fin, ils enjambent m&#234;me le feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me localit&#233;, des rondes s'organisent autour du b&#251;cher et plusieurs chansons bruyantes sont chant&#233;es en patois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes s'approchaient jadis assez pr&#232;s du brasier pour gu&#233;rir des clous et des abc&#232;s. Des personnes malades des reins tournaient le dos au feu. Cet usage existait ailleurs qu'&#224; Laroque-des-Arcs. A Cazillac (Lauzerte), les membres d'une famille se tenaient tout &#224; c&#244;t&#233; du feu allum&#233; pr&#232;s de la ferme en tournant le dos parce que cela garantit du mal de reins durant les moissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Murel, le cur&#233; de la paroisse allumait lui-m&#234;me le feu apr&#232;s l'avoir b&#233;ni. Au cours de l'aspersion, pendant les pri&#232;res liturgiques de la b&#233;n&#233;diction, les personnes pr&#233;sentes r&#233;citaient quelques pri&#232;res usuelles et la chorale paroissiale chantait des cantiques. Cet usage se pratiquait encore en 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les villages o&#249; le pr&#234;tre n'allume ni ne b&#233;nit le feu, il ne manque pas d'y prendre part en donnant de quoi acheter des fagots ou quelques fus&#233;es, que les enfants seront heureux de faire partir une fois que le feu aura bien pris.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes gens ont &#224; coeur sur la fin de renverser, au milieu du brasier une perche qui avait servi &#224; maintenir le b&#251;cher. Ils ajoutent volontiers les morceaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le feu a totalement brul&#233;, l'on recueille pr&#233;cieusement quelques charbons ou petits tisons. On place le petit tison au chevet du lit ou dans, quelque meuble, &#224; c&#244;t&#233; du buis ou laurier b&#233;nit le dimanche des Rameaux. La vertu de ces tisons ou d&#233;bris de branches br&#251;l&#233;es de la Saint-Jean serait de pr&#233;server de la foudre, des incendies, de toute maladie contagieuse et de tous autres accidents (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Saint-C&#233;r&#233;, il y a une cinquantaine d'ann&#233;es, les feux de la Saint-Jean s'allumaient sur les places. Ceux qui sautaient ces feux trois fois de suite sans se br&#251;ler &#233;taient s&#251;rs de se marier dans l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note 1 - Dans le Cat&#233;chisme de Meaux, Bossuet a pr&#233;cis&#233; plusieurs superstitions des feux de la Saint-Jean, qui se rattacheraient &#224; d'anciennes traditions mythologiques : &#171; Danser &#224; l'entour du feu, jouer, faire des festins, jeter des herbes par-dessus le feu, en cueillir avant midi &#224; jeun, en porter sur soi, les conserver le long de l'ann&#233;e, garder les tisons ou les charbons du feu sacr&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176; Le 24 et les jours de l'octave. &#8212; Le jour m&#234;me de la Saint-Jean, le 24, avant le lever du soleil, un peu partout, des personnes jugent bon de couper des rameaux verdoyants pour d&#233;corer les portes des maisons et des &#233;tables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ramassent de pr&#233;f&#233;rence des branches de noyer, appel&#233;es tsouonnencos, qu'on lie ensemble et qu'on suspend ensuite dans les groupes pour pr&#233;server les animaux des maladies et de tous mal&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les environs de Souillac, de vieilles femmes se l&#232;vent encore entre minuit et une heure le 24, pour cueillir les herbes dites de la Saint-Jean qu'on croit aptes &#224; gu&#233;rir de tous les maux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout le Quercy, on porte &#224; l'&#233;glise, au moment de la messe dite en l'honneur de Saint-Jean, une poign&#233;e d'&#233;pis de bl&#233; choisis un instant auparavant parmi les plus beaux pour les faire b&#233;nir... Ces &#233;pis seront suspendus dans la journ&#233;e en forme de croix au-dessus de la porte principale de l'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Cazillac (Lauzerte) et dans d'autres localit&#233;s de cette r&#233;gion, les gens ne cueillent pas seulement en vue de cette b&#233;n&#233;diction, des &#233;pis de bl&#233;, mais encore de jeunes pousses de noyer, des tiges de lys fleuries qu'on dispose &#233;galement en forme de croix et qu'on a soin de mettre &#224; la principale porte de la maison. Le vent ou les intemp&#233;ries emportent le plus souvent ces bouquets ayant la forme de croix, mais plusieurs d'entre eux demeurent &#224; leur place jusqu'&#224; l'ann&#233;e suivante o&#249; ils seront remplac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les localit&#233;s de la rive gauche de la Garonne, cette disposition d'&#233;pis de bl&#233; en croix pour une telle destination est fort usit&#233;e.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la r&#233;gion de Gourdon, surtout dans les localit&#233;s touchant au P&#233;rigord, durant l'octave de la f&#234;te de la Saint-Jean, des personnes ne manquent pas de ramasser des feuilles de p&#234;cher qui auraient une vertu m&#233;dicinale : elles gu&#233;riraient de mani&#232;re infaillible les fi&#232;vres les plus inv&#233;t&#233;r&#233;es. Elles cueillent aussi, pour faire des tisanes, &#224; la m&#234;me &#233;poque, de la camomille, du mille-pertuis perfor&#233;, du chiendent, de la verveine et d'autres herbes dites de la Saint-Jean.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la samole, que les animaux devaient prendre, les anciens la cueillaient de la main gauche, &#224; jeun, et sans la regarder .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note 1 - Les feux de la Saint-Jean, d'apr&#232;s certains savants, feraient partie de l'h&#233;ritage de croyances et de rites import&#233;s en Occident par les tribus de la civilisation aryenne. De telles pratiques auraient pr&#233;sid&#233; &#224; la fondation de Rome. Tous les ans, elles &#233;taient renouvel&#233;es, nous dit Ovide dans ses Fastes, &#224; chaque anniversaire de la fondation de cette ville. Bossuet reconnaissait que les Feux de la Saint-Jean &#233;taient d'origine pa&#239;enne. Les anciennes &#171; Palilies &#187;, en l'honneur de la d&#233;esse Pal&#232;s, que c&#233;l&#233;braient les Romains, auraient &#233;t&#233; remplac&#233;es par les usages relatifs &#224; la f&#234;te de Saint-Jean qui se c&#233;l&#232;bre le 24 juin.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
On sait que la d&#233;esse italique Pal&#232;s pr&#233;sidait aux troupeaux et aux bergers ; les Romains l'honoraient le 21 avril, au jour anniversaire de la fondation de leur ville. A la f&#234;te des Palilies, des feux &#233;taient organis&#233;s en l'honneur de la d&#233;esse : on purifiait les &#233;tables et on faisait tourner les troupeaux autour de l'autel de Pal&#232;s pour les pr&#233;server des maladies.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les Gaulois, au solstice d'&#233;t&#233;, c'est-&#224;-dire en juin, on c&#233;l&#233;brait une f&#234;te en l'honneur de Belen, Dieu du Soleil. On allumait aussi des feux sur les montagnes en l'honneur de cette divinit&#233; ; on plantait des arbres qu'on ornait de fleurs et de rubans, et l'on s'offrait mutuellement des &#339;ufs. Ces feux, en l'honneur de Belen, se seraient continu&#233;s dans ceux de la Saint-Jean.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore chez les Gaulois, on honorait en juin le dieu du tonnerre et de la bienfaisante chaleur, Taran.Retour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Des auteurs verraient dans les feux de la Saint-Jean, un lointain &#233;cho des f&#234;tes qui se c&#233;l&#233;braient en l'honneur de ce dieu. Les premiers chr&#233;tiens, ayant l'habitude de c&#233;l&#233;brer par des feux de joie les f&#234;tes du soleil, dont la chaleur et la lumi&#232;re donnent la vie &#224; la terre et lui font porter des fruits, voulurent probablement c&#233;l&#233;brer par des feux de joie la f&#234;te chr&#233;tienne de la nativit&#233; de saint Jean-Baptiste, pr&#233;curseur de la Lumi&#232;re du monde (voir Les feux de foie de No&#226;l en ChaJosse, par M. J. de Laborterie, dans Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda (Dax), 1921, PP. 31 &#224; 34).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note 2 - Dans le P&#233;rigord, d'apr&#232;s M. l'abb&#233; Rocal, la cueillette des herbes de la Saint-Jean ne donne plus lieu aux joyeuses recherches d'autrefois. La maitresse de maison y va seule ; la jeunesse ne s'y rend plus comme &#224; une obligation et amusante r&#233;union. Autrefois, les jeunes gens prenaient rendez-vous pour la premi&#232;re pointe de l'aube, vers une heure et demie du matin du 23 juin. Avant le grand jour de la f&#234;te, il fallait avoir r&#233;colt&#233; sa provision. Selon les pays et l'&#233;tendue des communes, les herbes devaient &#234;tre prises sur le territoire de la paroisse uniquement, ou sur trois, ou sur neuf. A un endroit, on parlait de cinq herbes de la Saint-Jean ; &#224; un autre, de vingt-quatre. L'armoise figurait toujours dans la collection. Durant cette cueillette, les bois et les bas-fonds r&#233;sonnaient d'appels, de rires, de ritournelles&#8212; On devait cueillir ces herbes &#224; reculons, avec choix, en y ajoutant des paroles myst&#233;rieuses. On les gardait avec soin dans les maisons et elles gu&#233;rissaient infailliblement les maladies inv&#233;t&#233;r&#233;es. On en pla&#231;ait &#224; la porte des &#233;tables et on les mettait au ciel de son lit, en dedans de la porte des chambres, pour garantir les personnes de tout sortil&#232;ge (Les vieilles coutumes, pp. 155,156).Retour ligne automatique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait : Le Vieux Quercy : Chanoine Sol.&lt;/p&gt;
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